Newsletter n° 4, introduction

Cher.e.s lecteur.rice.s,

Nous vous présentons ici notre quatrième bulletin d’information, avec un autre éventail bien rempli d’activités et de nouvelles.

Une étape importante de notre projet a été la formation sur l’esclavage fondé sur l’ascendance pour le personnel judiciaire et administratif dans l’Ouest du Mali, qui a eu lieu à Bamako du 28 juin au 2 juillet 2021.
La formation a été très bien suivie avec entre autres le gouverneur de Kita, le gouverneur de Nioro, les procureurs généraux de Diema, Kati et Kayes, quelques préfets, le directeur de l’administration territoriale, etc. Dans l’ensemble, cette formation a fait l’objet d’une évaluation très positive. Vous pouvez consulter notre galerie de photos pour vous faire une idée de l’atmosphère studieuse mais très agréable qui y régnait. Le Confident, un média malien, a également rendu compte de l’événement.

Nous avons eu notre quatrième conférence SLAFMIG-AMIS le 18 juin 2021, avec l’anthropologue malien Souleymane Diallo qui a décrit l’évolution des rôles et des interactions entre différents types de mineurs sociaux (jeunes-vieux ; femmes-hommes ; esclavagistes-anciens esclavagistes) parmi les déplacés touaregs maliens dans les camps de réfugiés au Niger, où ils résident actuellement.

Plus de nouvelles du côté des blogs, avec le témoignage de Lotte qui explique l’argument central de son chapitre de livre dans le volume édité sur les déplacements invisibles, qui vient de sortir. Elle défend l’importance de prendre plus au sérieux les mobilités féminines à petite échelle : https://ammodi.com/2021/06/23/post-slavery-and-the-invisibility-of-female-emotions-in-migration-displacement-and-refugee-studies/.
Cet argument important sera développé plus longuement dans notre futur numéro spécial sur « E-motions : Intimate Mobilities in Post-Slavery Africa » (ed. Lotte Pelckmans et Marie Rodet) dans le Journal of Migration History à paraître en 2022.

Leah Durst-Lee a publié un blog sur notre site web expliquant pourquoi il est si difficile de quantifier le nombre de personnes victimes de l’esclavage fondé sur l’ascendance. Il s’agit de la première partie d’une série de deux articles sur le sujet. Nolwenn Marconnet a également rejoint Leah pour écrire un billet sur les mouvements anti-esclavagistes dans le contexte contemporain du Sahel occidental, également disponible en deux langues sur notre site web.

Nous reviendrons avec notre 5ème newsletter après la pause estivale, en septembre, et nous nous réjouissons de vous informer des nombreuses autres nouvelles activités passionnantes du projet SlaFMig.

N’oubliez pas que vous pouvez nous joindre par courriel ou par téléphone si vous souhaitez nous faire part de vos commentaires, de vos réactions ou de vos suggestions.

Avec nos meilleures salutations,
L’équipe EMiFo/SlaFMig:

Marie Rodet, mr28@soas.ac.uk

Lotte Pelckmans, pelckmans@hum.ku.dk

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